S g t = Syndrome de Gilles de la Tourette

S g t = Syndrome de Gilles de la Tourette
Syndrome de Gilles de la Tourette



Le syndrome de Gilles de la Tourette est une affection neurologique chronique rare caractérisée par l'existence de tics, accompagnés ou non de coprolalie (émission de mots orduriers) et d'écholalie (répétition de fragments de mots ou de phrases).

Signes
a) Présence de tics moteurs multiples et d'un ou plusieurs tics vocaux, à un moment quelconque au cours de l'évolution de la maladie mais pas nécessairement de façon simultanée. (Un tic est un mouvement - ou une vocalisation - soudain, rapide, récurrent, non rythmique et stéréotypé.)

b) Les tics surviennent à de nombreuses reprises au cours de la journée (généralement par accès), presque tous les jours ou de façon intermittente pendant plus d'une année durant laquelle il n'y a jamais eu d'intervalle sans tics de plus de trois mois consécutifs.

c) La perturbation entraîne une souffrance marquée ou une altération significative du fonctionnement social, professionnel, ou dans d'autres domaines importants.

d) Début avant l'âge de 18 ans.

e) La perturbation n'est pas due aux effets physiologiques directs d'une substance (p. ex. stimulants) ni à une affection médicale générale (p. ex. chorée de Huntington ou encéphalite virale).

Les tics vocaux comprennent des mots ou des sons divers tels que claquements de la langue, grognements, glapissements, aboiements, reniflements, ébrouements et toussotements. Les tics verbaux complexes consistant à prononcer des obscénités (coprolalie) se retrouvent chez moins de 10 % des sujets atteints de ce trouble. Les tics moteurs peuvent comprendre des comportements tels que toucher, s'accroupir, revenir sur ses propres pas et tourner sur soi-même en marchant.

Dans environ la moitié des cas, les premiers symptômes qui apparaissent sont des accès d'un tic isolé, le plus souvent un clignement des yeux, moins souvent des tics atteignant d'autres parties du visage ou du corps. Les symptômes initiaux peuvent aussi être une protusion de la langue, un accroupissement, un reniflement, des bonds, des sauts, des raclements de la gorge, un bégaiement, une émission de sons ou de mots, ou une coprolalie. D'autres cas débutent par des symptômes multiples.

D'autres symptômes fréquemment associés au syndrome de la Tourette sont les obsessions et les compulsions ainsi que l'hyperactivité, la distractivité et l'impulsivité. Des sentiments de malaise dans les situations sociales et l'humeur dépressive sont fréquents. Le fonctionnement scolaire ou professionnel est souvent perturbé du fait des réactions de rejet de la part des autres et de la peur d'avoir des tics en public.


Signé:Lucas

# Posté le jeudi 21 septembre 2006 15:33

Modifié le lundi 26 novembre 2007 14:37

Ma chanson

Ma chanson
La chanson de Lucas



Tic et toc
Contrôlent mon corps
Insultent, provoquent
Quelle vie sans réconfort


Moi, vivant
Non, assurément
Inquiet, ayant toujours peur
Je suis banni de tous bonheurs

Pourtant je me bats chaque jour
Depuis que j'ai rencontré
Celui qui m'a dit ce que j'avais
Une maladie sans possible retour


Tic et toc

Contrôlent mon corps
Insultent, provoquent
Quelle vie sans réconfort


Imagine un instant
Que tes gestes deviennent tourment
Que sans raison, soudain
T'échappes tes mains
Tu verras que la vie est un enfer
Crois moi, la mienne est un calvaire

Mais heureusement, il y a ceux qui m'aiment
Qui ont pu comprendre enfin
Qu'un peu de calme m'entraînent
A me sentir si bien


Tic et toc

Contrôlent mon corps
Insultent, provoquent
Quelle vie sans réconfort




Signé:Lucas

# Posté le jeudi 21 septembre 2006 15:16

Modifié le lundi 26 novembre 2007 14:38

Qu'est-ce que c'est vraiment? Avec un grand "point d'interrogation" sur la question...

Qu'est-ce que c'est vraiment? Avec un grand "point d'interrogation" sur la question...
Ceux qui s'intéressent pas a cette maladie ceux qui n'ont pas envie de comprendre le pourquoi du comment ne lisez pas ceux qui si intéressent vraiment vous pouvez me poser un tas de questions dans l'emplacement prévu je serai toujours ouvert a ce sujet bonne visite

Signé:Lucas


Qu'est-ce que le Syndrome de Gilles de la Tourette?

Le Syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) est un trouble neurologique caractérisé par des tics, des mouvements involontaires, rapides et soudains qui se produisent de façon répétée et stéréotypée.
Les symptômes comprennent:
- Des tics moteurs multiples et un ou plusieurs tics vocaux
- Les tics surviennent plusieurs fois par jour, presque tous les jours ou par intermittence sur une période de plus d'un an.
- Une variation dans le nombre, la fréquence, le type et la localisation des tics ainsi que dans leur sévérité. Les symptômes peuvent même disparaître pour des périodes de plusieurs semaines à quelques mois, parfois.
- Ces tics apparaissent avant l'âge de 21 ans.

Même si les tics sont définis comme "involontaires", la plupart des personnes souffrant du SGT ont un certain contrôle sur leurs symptômes. Ce contrôle, qui peut durer de quelques secondes à quelques heures selon les cas, ne fait que remettre à plus tard une explosion encore plus forte des tics. Ces personnes recherchent souvent un endroit isolé pour "laisser sortir"' leurs tics après les avoir contrôlés à l'école ou au travail. Il est habituel de voir une augmentation des tics lorsque des tensions et des stress sont présents et une diminution en période de calme ou lors d'une activité exigeant une grande concentration.

Comment classifie-t-on les tics?

Dans le SGT, on distingue deux grandes catégories de tics dont voici des exemples:
Tics simples: cligner des yeux, sursauter de la tête, hausser les épaules, grimacer, renifler, claquer de la langue...
Tics complexes: sauter, toucher les gens ou les doigts, sentir, faire des pirouettes, et même parfois se frapper ou se mordre, crier des mots ou des phrases, y compris des mots orduriers à caractère sexuel, religieux ou défécatoire, et répéter des sons, mots ou phrases entendus.

Dans le SGT, les tics ou les mouvements apparentés peuvent se présenter de façon très diversifiée. Souvent, la complexité de certains symptômes rend perplexes la famille, les amis, les enseignants ou les employeurs, qui trouvent difficile de croire que ces actions ou ces paroles soient involontaires.

En plus des tics, quels autres problèmes les Tourettes présentent-ils?

Certains présentent les problèmes suivants:
Des compulsions, qui incitent les personnes à répéter certaines actions à plusieurs reprises. Par exemple, elles vont toucher un objet d'une main puis de l'autre pour "égaliser les choses" ou vérifier à répétition que les ronds du poêle sont bien éteints. Certains enfants insistent pour que leurs parents répètent une phrase à plusieurs reprises jusqu'à ce que ce soit "parfait."
Des troubles de l'attention et/ou de l'hyperactivité. Les enfants présentent souvent des signes d'hyperactivité avant l'apparition du SGT. Ceci comprend des difficultés de concentration, de la distractibilité, une bougeotte constante, le passage d'une activité à l'autre sans arrêt. Ces enfants agissent sans penser et demandent une supervision constante. Les adultes peuvent présenter des symptômes résiduels tels qu'une faible concentration et un comportement impulsif.
Des troubles d'apprentissage comme la dyslexie et la dyscalculie
Des problèmes de comportement qui résultent des symptômes compulsifs, des troubles de l'attention, de la perte d'estime de soi secondaire au SGT ou aux difficultés scolaires.
Des troubles du sommeil, incluant des réveils fréquents, parler durant le sommeil et même le somnambulisme.

Quelle est la cause de ces symptômes?

La cause exacte n'est pas encore connue. Des recherches récentes impliquent un trouble du métabolisme d'un ou plusieurs neurotransmetteurs, ces molécules qui servent au transfert d'information entre les cellules du cerveau. La dopamine a été particulièrement impliquée.

Est-ce une maladie héréditaire?

Les études génétiques nous indiquent que le SGT est transmis par un gène dominant qui peut produire différents symptômes chez divers membres d'une même famille. Un Tourette a une probabilité de 50% de transmettre le gène à ses enfants. Dans certains cas, le SGT ne semble par héréditaire.

Comment fait-on le diagnostic?

Le diagnostic se fait par l'observation des symptômes et par l'histoire de leur évolution. Il n'existe aucun test sanguin, radiographie ou test médical qui puisse identifier le SGT.

Peut-on guérir le SGT?

On ne peut pas le guérir pour le moment.

Y a-t-il des remissions?

Certains jouissent d'une rémission complète ou d'une amélioration sensible au début de l'âge adulte et ils vont de mieux en mieux en vieillissant. Le SGT n'affecte pas la longévité.

Comment soigne-on le SGT?

Tous ceux qui ne sont pas handicapés par leurs tics ou les symptômes associés n'ont pas besoin de médication. Les autres doivent prendre une médication pour contrôler les symptômes qui interfèrent avec leur fonctionnement. Ces médicaments comprennent le halopéridol (Haldol), la clonidine (Catapres), le pimozide (Orap), le clonazepam (Rivohil), le nitrazépam (Mogadon) et la clorimipramine (Anafranil). Les stimulants (Ritalin, Dexedrine, Cylert) qui sont prescrits pour diminuer l'hyperactivité, peuvent faire augmenter les tics et leur utilisation est controversée.

Sur quoi les recherches actuelles portent-elles?

La recherche génétique vise à comprendre de quelle manière la maladie est transmise d'une génération à l'autre. L'on cherche aussi à localiser le gène responsable du SGT. Des informations supplémentaires seront obtenues par l'étude de familles étendues dont plusieurs membres sont atteints. D'autres étudient les neurotransmetteurs afin de mieux comprendre la maladie et de pouvoir découvrir ou améliorer les traitements.

Combien de personnes sont atteintes du SGT?

L'incidence du SGT est d'environ 5 cas par 10,000. Cela pourrait monter à 1 par 200 si les tics moteurs chroniques et les tics transitoires de l'enfance étaient comptés.

A l'école, les Tourettes ont-ils des besoins particuliers?

Même s'ils ont un Q.I. semblable aux autres élèves, plusieurs nécessitent une aide particulière. Les troubles d'apprentissage et de l'attention sont fréquents parmi eux. A cause de cela, en plus des difficultés engendrées par les tics, il faut une approche adaptée à chaque enfant. L'utilisation d'un magnétophone, d'une machine à écrire ou d'un ordinateur pour les problèmes de lecture et d'orthographe, des examens sans limites de temps (dans une chambre isolée si les tics vocaux causent des problèmes), et la permission de quitter la classe quand les tics deviennent hors de contrôle est utile. Certains enfants ont besoin d'un tutorat individuel.

Est-il important de traiter rapidement cette maladie?

Le traitement s'impose lorsque les symptômes sont perçus par l'entourage comme bizarres, dérangeants et effrayants. Souvent, cela provoque des moqueries et du rejet de la part des autres élèves, des voisins, des enseignants et même de purs étrangers. Les parents peuvent être dépassés par l'aspect étrange du comportement de leur enfant. Ils peuvent le menacer, l'exclure des activités familiales et l'isoler de ses contacts sociaux. Ceci se produit surtout à l'adolescence, une période difficile pour tous les jeunes et encore plus lorsqu'ils doivent aussi s'adapter à un problème neurologique si particulier. Afin d'éviter des troubles psychologiques, UN DIAGNOSTIC ET UN TRAITEMENT RAPIDES S'IMPOSE. Dans la plupart des cas, il est possible de contrôler les symptômes par une médication appropriée.

Le Tourette affecte-il la personne dans le milieux du travail?

Dans certains cas, cela se produit. Cependant, un nombre croissant de personnes atteintes ont très bien réussi dans des domaines aussi divers que la médecine, l'ingénierie, le droit, le journalisme et l'informatique. D'autres se sont dirigés vers la vente ou les métiers.

D'où provient le nom de Syndrome de Gilles de la Tourette?

En 1885, le Dr. Georges Gilles de la Tourette, un neurologue français, écrivit un article sur neuf cas de "tics convulsifs." Plus tard, on donna son nom à cette maladie. Des écrivains célèbres comme Samuel Johnson et André Malraux avaient probablement cette maladie.

Signé : Lucas

# Posté le samedi 15 juillet 2006 14:27

Modifié le lundi 26 novembre 2007 14:38

Présentation de mon thérapeute

Présentation de mon thérapeute
Ado HUYGENS est docteur et agrégé en psychologie clinique. Psychothérapeute d'orientation daseins analytique, il exerce à Bruxelles. Il a baigné (86 – 96) dans la très remarquable école phénoménologique de Louvain (Jonckheere, Florival, Brisart, Celis,...) et fréquente depuis la pensée philosophique de Husserl, Heidegger, Maldiney et la pensée clinique de Binswanger, Tellenbach, Blanckenburg, Kimura...
Sa thèse « Etre et Présence (Sein und Dasein) : conditions de possibilité de toute psychothérapie » porte un regard phénoménologique et daseins analytique sur la psychothérapie et tente d'en saisir les fondements.
Son parcours, marqué par ses rencontres avec, entre autres, les professeurs A. de Waelhens, P. Jonckheere, J. Schotte, R. Kuhn, H.Tellenbach se poursuit aujourd'hui dans l'intimité d'un cheminement avec le Professeur Henri Maldiney dont il est le disciple et l'ami. La dimension fondamentale de l'art et de la pensée orientale participe de l'originalité de sa démarche.
Président Fondateur de l'Ecole Belge de Daseins analyse, il contribue, avec psychiatres et philosophes, à dispenser un enseignement visant à ressourcer inlassablement la clinique au vif de l'expérience de la rencontre avec le patient.
Depuis toujours à l'écoute du monde de l'enfant et de l'adolescent, ses plus récentes recherches cliniques et publications leur ont été consacrées. Un livre, synthèse de ses recherches en psychothérapie, est en cours de publication.
Il enseigne l'essentiel de ce séminaire au Cercle de Loraine et à la faculté d'économie, DESU en Coaching, Université Paul Cézanne à Aix-en-Provence.

Pour le joindre : 0475 714 120

Centre et Ecole belge de Daseins analyse Rue Leys, 18 1000- Bruxelles

# Posté le vendredi 16 septembre 2005 13:21

Modifié le lundi 26 novembre 2007 14:38

Explication large

Explication large
tics et le syndrome de Gilles de la Tourette Par le Professeur M. Vérin, CHU de Rennes - Impact Médecin Hebdo n° 452 de mai 1999

L'hypothèse nosologique actuelle soutient l'existence d'une gradation entre les tics transitoires, les tics chroniques moteurs te locaux, et le syndrome de Gilles de la Tourette en une seule et même maladie. S'y associent TOC et hyperactivité avec déficit attentionnel dabs un spectre de troubles comportementaux.

Sous la direction de Charcot, Georges Gilles de la Tourette entreprit, dans sa désormais célèbre publication de 1885 dans laquelle il décrit la maladie qui porte son nom, de clarifier certaines pathologies caractérisées par des mouvements anormaux héréditaires, l'étiologie du syndrome de Gilles de la Tourette (SGT) fut pendant de nombreuses années attribuée à une cause psychogène et l'importance des facteurs génétiques fut négligée.
Les observations des années 60, montrant l'efficacité des neuroleptiques comme traitement de cette affection, firent évoluer les hypothèses étiologiques d'une cause psychogène vers une pathologie organique du système nerveux central.

C'est à la fin des années 70 que les chercheurs mirent en lumière la fréquence des formes familiales et que l'analyse du mode de transmission suggéra le caractère autosomique dominant. Les études familiales indiquèrent que cette pathologie pouvait avoir une expression clinique variable, incluant des variantes bénignes, comme les tics moteurs ou vocaux chroniques, et les tics transitoires. Il existe en outre des preuves récentes que certains troubles comportementaux, incluant les troubles obsessionnels compulsifs (TOC) et les troubles hyperactifs avec déficit attentionnel (" Attention deficit hyperactivity disorder " = ADHD) pourraient être des expressions particulières du SGT. Enfin, une hypothèse récente suggère d'inclure le SGT dans un cadre nosologique plus large des pathologies auto-immunes associées à des infections streptococciques, analogues à la chorée de Sydenham (" pediatricautoimmune neuropsychiatrique disorder with streptococcal infection " = PANDAS).

Le diagnostic Les critères cliniques :
Les tics sont des mouvements brefs (tics moteurs) ou des sons produits par le passage d'air bref par le nez, la bouche ou la gorge (tics vocaux). Par opposition à la plupart des autres mouvements involontaires, les tics sont inconstamment présents et se surajoutent aux activités motrices normales. Habituellement les tics sont exacerbés par le stress, l'anxiété ou la fatigue, et sont diminués par les activités exigeant de la concentration comme la lecture ou le sommeil. Cependant des tics peuvent survenir durant toutes les phases de sommeil, REM ou non REM. Le début des symptômes se situe entre 2 et 15 ans (en moyenne 7 ans) chez plus de 90% des patients. Les tics commencent le plus souvent à la partie supérieure du corps (Sil, face ou cou). Le tic vocal est la première manifestation chez 15 à 30% des patients.

Les variétés cliniques de tics :

Les tics moteurs et vocaux peuvent prendre une variété de formes et sont divisés conceptuellement en tics simples ou tics complexes.

Les tics moteurs

Les tics moteurs simples sont des mouvements brusques, soudains, brefs, isolés, comme un clignement d'Sil, un haussement d'épaule ou une secousse de la tête. Bien que la plupart des tics moteurs simples soient rapides et brusques (désignés comme tics cloniques), certains peuvent apparaître comme des mouvements plus lents, soutenus et toniques, comme une torsion du cou ou une flexion du tronc, ressemblant à des symptômes dystoniques (désignés comme tics dystoniques).
Les tics moteurs complexes consistent en des mouvements plus coordonnés et plus compliqués, et peuvent apparaître comme dirigés vers un but et ressembles à une activité motrice volontaire. Les exemples incluent le geste de sentir ou de toucher, les copropraxies (gestes obscènes) et les écho praxies (imiter les mouvements effectués par un tiers).
Habituellement, les tics moteurs apparaissent dans la même partie du corps et de multiples régions du corps peuvent être touchées. Avec le temps, les tics migrent souvent d'une partie du corps à une autre.

Les tics vocaux
Les tics vocaux simples incluent une variété de sons inarticulés, comme se racler la gorge, renifler et grogner.
Les tics vocaux complexes ont un sens linguistique et consistent en des mots entiers ou tronqués comme l'écholalie (répéter les mots émis par un tiers), la palilalie (répéter ses propres mots) et la coprolalie (émettre des mots obscènes). Bien que la coprolalie soit probablement le symptôme le plus connu du SGT, elle n'est en fait présente que chez 10 à 30% des patients avec SGT et demeure souvent mineure et transitoire.

Les tics sensitifs

Il faut noter l'existence de " tics sensitifs " consistant en une sensation somatique d'inconfort comme une sensation de pression, de prurit ou de chaleur focalisée à une région discrète du corps comme la face, les épaules ou le cou.
Les patients tentent de supprimer ces sensations désagréables par des mouvements souvent volontaires, sous formes de contractions musculaires toniques (tics dystoniques). La résolution est cependant transitoire et les mouvements se répètent lorsque les sensations désagréables réapparaissent. Certains patients produisent des sons en réponse à une sensation désagréable laryngée.
Ces " tics sensitifs " sont présents chez environ 40% des patients avec SGT. La classification clinique des troubles comportant des tics :
Un certain nombre de troubles comportant des tics sont actuellement reconnus, dont le SGT peut être considéré comme la forme la plus sévère. Les critères diagnostiques pour le SGT (DSM-IV) incluent :
La présence de tics moteurs multiples
La présence d'un ou plusieurs tics vocaux
Un âge de début inférieur ou égal à 18 ans
Une durée d'évolution de plus de 1 an avec des intervalles libres n'excédant pas 3 mois.

La répartition des troubles

Les tics chroniques multiples (TCM moteurs ou vocaux) diffèrent du SGT par la présence exclusive de tics moteurs ou vocaux sans coexistence des 2 types.
Les tics transitoires (TT) diffèrent du SGT et des TCM par leur durée de moins de 1 an.
Les TCM et les TT sont actuellement considérés comme des variantes " bénignes " du SGT et comme une possible expression d'une même anomalie génétique. Les tics transitoires touchent 15% des enfants et adolescents, et sont caractérisés par des tics moteurs ou vocaux simples durant 2 semaines à 1 an. Ils peuvent réapparaître brièvement à l'âge adulte, particulièrement lors des périodes de stress. La comorbidité :
Bien que les TCM, moteurs ou vocaux, soient la caractéristique principale du SGT, sur laquelle repose habituellement le diagnostic, ils peuvent s'associer à plusieurs troubles du comportement. Les associations aux troubles obsessionnels compulsifs (TOC)
Les études ont montré la grande fréquence de TOC (autour de 50%) chez les patients atteints de SGT. Les exemples les plus fréquents de ce type de symptômes incluent des vérifications compulsives, une arithmomanie, un perfectionnisme ou des craintes obsessionnelles.
La notion que les TOC pourraient être une expression alternative du trait génétique du SGT repose sur des études familiales montrant :
Une augmentation de fréquence des TOC chez les parents du premier degré des patients atteints de SGT
Une relation étiologique entre TOC et SGT par analyse de ségrégation en faveur d'un trait autosomique dominant avec expression variable (SGT, TCM ou TOC) et pénétrance variable selon le sexe.
Pour les hommes, la pénétrance est quasi complète, même lorsque seuls les tics sont considérés. Pour les femmes, la pénétrance estimée passe de 56 à 70% lorsque les TOC sont inclus comme des expressions alternatives d'un possible gène SGT. L'association à l' " attention deficit hyperactivity disorder " (ADHD)
Environ 50% des patients avec SGT présentent ou ont présenté des troubles de type ADHD se manifestant par des troubles attentionnels, une hyperactivité et une impulsivité.
A partir de l'étude de nombreuses familles de SGT, Comings et Comings ont conclu que le trait génétique du SGT pourrait s'exprimer par un trouble ADHD sans tics. Les analyses de ségrégation de Pauls et coll. n'indiquent cependant pas de relation étiologique entre ADHD et SGT et suggèrent que les deux traits ségrégent de façon indépendante. Ces auteurs suggèrent ainsi que l'association fréquente entre ADHD et SGT pourrait être liée à un biais de recrutement, les individus présentant simultanément les deux troubles consultant plus volontiers. Cette différence d'interprétation demeure actuellement non résolue. Le spectre complet des troubles comportementaux comportant des tics reste encore à définir. Les tics secondaires
Il est désormais généralement accepté que la plupart des cas de SGT ont une base héréditaire. Des cas occasionnels de tics chroniques peuvent représenter des phénocopie de cette affection génétique, par exemple des formes particulières de dyskinésies tardives aux neuroleptiques, de séquelles de traumatisme crânien, d'encéphalite virale ou d'intoxication au monoxyde de carbone.
Les tics peuvent également s'observer dans une grande variété d'affections neurologiques incluant la chorée de Huntington, la maladie de Parkinson, la paralysie supra nucléaire progressive, le syndrome de Meige (dystonie de la face), la neuro-acanthocytose et les troubles " sursaut " ou hyperekplexie, comme les lâtah, Myriachit et " jumping Frenchmen of the maine ".
Contrairement aux tics primaires, au cours de ces affections, les tics sont habituellement associés à d'autres troubles du mouvement comme le syndrome choréique dans la chorée de Huntington et la neuro-acanthocytose.

Le diagnostic différentiel

Les tics moteurs simples peuvent être difficiles à distinguer des secousses musculaires rapides myocloniques. Cependant, même si les tics peuvent se limiter à de simples secousses d'allure myocloniques, des formes plus complexes de tics moteurs et des tics dystoniques plus soutenus peuvent également être observés, permettant ainsi d'établir le diagnostic par la mise en évidence de l'association de plusieurs formes de tics moteurs. En outre, les tics moteurs simples ont généralement une distribution moins aléatoire et plus prédictible que les myoclonies. La possibilité caractéristique de supprimer temporairement les tics, par opposition à la tendance pour les myoclonies à s'accentuer lors des gestes intentionnels, peut également aider à distinguer ces mouvements anormaux.
Les clignements d'yeux répétitifs peuvent être liés à des tics ou à un blépharospasme, une forme de dystonie focale. Les deux types de mouvements anormaux peuvent aisément être distingués, soit par la présence d'autres tics, soit par l'existence de mouvements dystoniques situés ailleurs. En outre, les tics débutent typiquement dans l'enfance alors que le blépharospasme débute de préférence chez l'adulte âgé.
Les tics dystoniques peuvent être différenciés des dystonies de torsion par la durée de la contraction, continue dans la dystonie de torsion, de courte durée dans les tics dystoniques. La présence de tics dystoniques plus typiques dans d'autres régions du corps confirme que les contractions soutenues sont en rapport avec des tics dystoniques plutôt qu'avec une dystonie de torsion. De plus, les tics dystoniques sont souvent précédés par des sensations désagréables localisées (tics sensitifs) qui peuvent être soulagés par le mouvement. Ce type de phénomène sensitif est absent des dystonies de torsion.
Il peut être difficile de distinguer des tics moteurs complexes de compulsions. Par opposition aux tics, les compulsions sont intimement associées à des obsessions et sont effectuées selon des règles précises (rituelles), comme un nombre ou un ordre spécifique de réalisation du mouvement. Enfin, les rituels compulsifs sont effectués dans le dessein de prévenir une angoisse ou un événement redoutable à venir. La réponse au traitement peut également aider au diagnostic différentiel. Les neuroleptiques ont un effet prédictible sur les tics et ne modifient pas les compulsions. Inversement, les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine ont une efficacité sur les compulsions, sans modifier les tics.
Les activités motrices complexes répétitives, comme les stéréotypies chez les patients psychotiques, peuvent être également difficiles à distinguer des tics moteurs. Des mouvements répétitifs (se frotter ou se caresser les mains) peuvent être observés chez des jeunes filles atteintes du syndrome de Rett caractérisé par un autisme, un syndrome démentiel et des troubles moteurs. Le diagnostic correct de tics repose habituellement sur l'exclusion de ces autres affections. Le retentissement social du SGT
Le retentissement social est la complication la plus importante des formes sévères à modérées de SGT.
Les possibilités sociales et professionnelles sont souvent limitées par les tics vocaux.
Une dépression réactionnelle est fréquente, souvent méconnue. Des complications somatiques peuvent survenir chez les patients atteints de SGT.
Les contractions violentes et répétées peuvent causer des compressions nerveuses tronculaires ou radiculaires, voire des myélopathies.
Les autres lésions incluent des arthropathies, en particulier du rachis cervical et des genoux, des cécités liées à un décollement de rétine et des plaies cutanées liées à des morsures compulsives ou des chocs crâniens.

La prise en charge

La démarche diagnostique
Le diagnostic de SGT ou de tics chroniques est souvent évident par la simple observation d'un clinicien expérimenté. Cependant, compte tenu de la possibilité de les supprimer temporairement et de leur évolution variable en intensité et en fréquence, les tics peuvent na pas apparaître lors d'une consultation. Il faut se souvenir que, pour la plupart des patients atteints de SGT, les tics sont modérés et que le diagnostic n'implique pas la sévérité des symptômes.
L'imagerie et autres examens para cliniques sont généralement inutiles au diagnostic.
Les performances intellectuelles des patients atteints de SGT sont normales, même si les résultats de tests sensibles au dysfonctionnement frontal peuvent être altérés de façon minime.
La présence d'une histoire familiale est particulièrement utile pour établir le diagnostic du SGT.
Compte tenu de la variabilité des symptômes, qu'ils soient moteurs, vocaux ou comportementaux, il est important d'évaluer pour chaque patient quel aspect de la maladie est le plus invalidant. Pour un grand nombre de patients, un ou deux problèmes cliniques (par exemple, les tics ou l'ADHD) prédominent et sont choisis comme cible thérapeutique. Une évaluation détaillée incluant un examen neurologique, un entretien psychiatrique et des tests évaluant l'attention et les TOC est souvent nécessaire pour déterminer la contribution relative des troubles moteurs et/ou comportementaux à la plainte fonctionnelle d'un patient donné. Traiter le moins possible
Pour les patients dont les tics sont présents depuis moins d'un an, il peut s'agir de tics transitoires qui vont spontanément s'amender. Il est alors recommandé d'éviter les thérapies médicamenteuses.
Même lorsqu'ils souffrent de tics chroniques, la plupart des patients dont les symptômes ne sont pas sévères gardent une bonne adaptation dans leur vie sociale et peuvent éviter toute thérapeutique. Expliquer la nature des symptômes au patient, à sa famille, à son entourage ainsi qu'au personnel scolaire et adapter l'environnement éducatif sont des mesures qui peuvent suffire à éviter les médicaments.
Un suivi par un psychiatre, un psychologue ou un travailleur social peut être utile pour les patients qui souffrent du retentissement des troubles comportementaux liés au SGT. Une psychothérapie peut être nécessaire chez certains patients lorsqu'un bon contrôle médicamenteux des tics fait disparaître des bénéfices secondaires liés aux tics. Une thérapie comportementale peut également aider à l'amélioration des troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

Les traitements pharmacologiques Un certain nombre de molécules sont disponibles pour traiter les symptômes du SGT. La pharmacothérapie ne doit être considérée qu'à partir du moment où les symptômes du SGT sont fonctionnellement gênants et inaccessibles à la prise en charge psychosociale.
La posologie doit être augmentée progressivement pour atteindre la dose minimale efficace.
Les indications :
Les neuroleptiques comme l'halopéridol (Haldol*) et le pimozide (Orap*) sont les thérapeutiques les plus efficaces pour supprimer les tics. La clonidine (Catapressan*), le clonazepam (Rivotril*) peuvent également être utiles.
L'Haldol* est la molécule la plus fréquemment utilisée dans le traitement du SGT de modérés à sévères. Il est initialement efficace chez deux tiers des patients mais doit être suspendu dans 30 à 50% des cas, du fait de sérieux effets secondaires ou du développement d'une tolérance. Chez certains de ces patients, un nouvel essai peut être tenté avec succès ultérieurement. Les doses de départ sont de 0.25 à 0.50 mg par jour, avec des paliers progressifs de 0.25 à 0.50 mg par semaine selon la réponse clinique et les effets secondaires. La posologie usuelle oscille autour de 8 mg/jour, mais peut dépasser 300 mg par jour chez certains patients.
L'Orap* et la fluphénazine (Moliten*) sont les autres neuroleptiques les plus souvent utilisés. L'Orap*, dont la demie vie est de 55 heures, peut être donné en une prise.
Parmi les nouveaux neuroleptiques dont les effets secondaires extrapyramidaux sont moindres, seule le rispéridone (Risperdal*) a fait la preuve de son efficacité dans le SGT, à la posologie moyenne de 4 à 5 mg par jour. Il contribue cependant à exacerber le niveau d'anxiété des patients et les éventuels TOC associés, de même que les troubles attentionnels.
Des essais en ouvert tendent à montrer l'efficacité de la prise de nicotine (en patch ou en gomme à mâcher) pour renforcer l'effet des neuroleptiques. Une étude contrôlée en double aveugle contre placebo est en cours en France pour démontrer l'intérêt de cette alternative thérapeutique.
Les antidépresseurs inhibiteurs de la recapture de la sérotonine peuvent améliorer les TOC associés au SGT.
Les enfants, dont les performances scolaires sont altérées par un ADHD associé, peuvent être améliorés par les antidépresseurs tricycliques, la clonidine ou les neuroleptiques. Ces molécules sont cependant souvent inefficaces, nécessitant l'utilisation de stimulants comme le méthylphénidate (Ritaline*). Bien que le recours aux stimulants demeure quelque peu controversé et qu'il puisse aggraver les tics chez certains patients, les effets secondaires occasionnels deviennent tolérables lorsque ces molécules améliorent les difficultés attentionnelles et réduisent l'hyperactivité. Chez quelques patients, il peut être utile d'associer les neuroleptiques et les stimulants.

En conclusion Le continuum entre les TT, les TCM, le SGT et les troubles comportementaux de type TOC et ADHD est l'illustration même du lien qui existe entre la biologie du cerveau et le comportement humain.
L'étude du SGT, particulièrement développée dans les pays anglo-saxons, est restée jusqu'à ces dernières années paradoxalement négligée en France, lieu historique de sa première description.
Aux confins de la neurologie et de la psychiatrie, elle représente pourtant un modèle tout à fait pertinent pour comprendre les bases du comportement, tant sur le plan des neurotransmetteurs que sur le plan anatomique (mise en jeu du cortex préfrontal, des ganglions de la base et du système limbique), génétique et peut-être immunologique. Une meilleure compréhension de cette affection apportera non seulement des bénéfices thérapeutiques immédiats pour les patients, mais également un progrès dans la connaissance de la physiologie du comportement.


La rispéridone pour les crises de rage dans le Syndrome de la Tourette par J. M. Dooley MD. FRCP(C), Halifax, Nouvelle-Écosse

La plupart des familles qui ont eu à faire face à des crises de rage, lesquelles sont parfois associées au SGT, reconnaissent que cet aspect du syndrome consiste en la chose la plus difficile de leurs vies au point de vue physique et émotionnel. Alors que le contrôle du comportement constitue un élément important dans la façon d'envisager l'individu qui a des crises de rage, la plupart des parents réalisent que malgré tous les efforts, leur enfant est hors contrôle durant ces périodes. Nous croyons maintenant que ces épisodes de "perte de contrôle" sont également causés par le déséquilibre de neurotransmitteurs au niveau cérébral, ce qui est à la base du SGT. Par conséquent, il est peu probable que seule la modification du comportement éliminera complètement le problème chez ces enfants. Il s'avère important de différencier les divers comportements que présente votre enfant. Certaines bouffées émotionnelles sont des crises de colère d'enfance typiques, alors que d'autres peuvent être causées par l'impulsivité du trouble de l'hyperactivité avec déficit de l'attention (THDA). L'impulsivité signifie agir sans penser. Les enfants souffrant de THDA comme faisant partie du Syndrome de Gilles de la Tourette peuvent par conséquent frapper avant d'avoir le temps de penser. Les familles devant faire face aux vraies crises de rage ont rarement une difficulté à distinguer les épisodes de rage des autres comportements. Les parents décrivent souvent les comportements suivants chez l'enfant qui a la rage:

Se dispute constamment
N'acceptera pas "Non" comme réponse
Doit avoir tout à sa façon
Perd le contrôle pour presque toute raison
Présente une personnalité de caractère très variable (Jekyll et Hyde)
Riposte toujours
Ment et vole
Ses erreurs sont toujours la faute de quelqu'un d'autre.
Dans les cas les plus graves, la famille peut avoir peur à la sécurité des autres durant ces crises de colère. Pour ces enfants, la médication peut jouer un rôle important. La rispéridone (Risperdal(r)) est un médicament relativement nouveau qui fut premièrement autorisé à traiter la schizophrénie en 1994. On a constaté ultérieurement qu'il aidait à traiter les malades atteints du SGT. Comme la plupart de tous les médicaments aidant le SGT, la rispéridone est un antagoniste de la dopamine. Il sert également d'antagoniste de la sérotonine, bien que cet effet est probablement pas important lors de son administration aux patients atteints du SGT. Les antagonistes sont des médicaments qui bloquent l'action d'un produit chimique ou d'un médicament. La dopamine étant le neurotransmitteurs responsable des symptômes du SGT, presque tous les médicament qui sont efficaces dans le SGT sont des antagonistes de la dopamine. La rispéridone diffère des autres antagonistes de la dopamine et bien qu'elle a également un effet sur les récepteurs de la dopamine (D2) au niveau cérébral, il semble causer moins d'effets secondaires que les autres médicaments.
La rispéridone fut utilisée chez les enfants et les adultes atteints du SGT et l'on croit qu'elle aide dans le traitement des tics, des comportements obsessionnels compulsifs et de la rage. La plupart des médecins et familles qui ont utilisé la rispéridone croient qu'elle est particulièrement utile dans le contrôle de la rage. Il n'est pas encore possible de dire exactement à quel point elle s'avère utile, puisque les études scientifiques nécessaires pour prouver son utilité ne sont pas terminées.
Les effets secondaires qui furent signalés par les individus ayant pris de la rispéridone furent ordinairement peu graves. Ils comprenaient diplopie légère, étourdissements, somnolence ou insomnie (difficulté à dormir) et gain pondéral. Elle est peu probable de causer la dystonie (raideur musculaire), agitation, tremblement et basse pression artérielle qui sont des effets secondaires de tous les médicaments de ce groupe d'antagonistes de la dopamine.
L'effet de la rispéridone se manifeste souvent dans la première ou deuxième semaine suivant le début de la prise du médicament mais chez certains patients, les avantages ne peuvent pas être constatés avant une période d'administration allant jusqu'à 4 semaines. La dose d'attaque chez la plupart des enfants est 1/2 à 1 mg 2 fois par jour durant les premiers 3 à 5 jours. À ce moment, la dose peut être augmentée mais bien souvent les enfants réagissent favorablement à l'administration de doses aussi faibles que 2 mg par jour et les adolescents peuvent être traités quotidiennement avec une dose de 3 mg. Le taux d'augmentation dépend de la grosseur et de l'âge du patient ainsi que de leur réponse au médicament. La dose maximum est rarement plus élevée que 6 mg par jour même chez les adultes. La rispéridone n'est pas affectée par les aliments et elle peut par conséquent être prise avec ou sans repas.
Il y a présentement plusieurs études en cours qui, nous l'espérons, démontreront le rôle de la rispéridone consistant à aider ceux souffrant de rage contrôlable. Certaines de ces études sont effectuées au Canada et votre médecin peut être capable de vous informer s'il y en a une dans votre région.

Est-ce que la rispéridone est la solution pour tous les patients atteints de la rage? Non! Chaque individu étant différent, il n'existe aucun médicament qui s'avère efficace chez tous les patients. Pour certaines personnes, la rispéridone se montre cependant très utile et elle peut venir en aide aux familles et individus dont les vies sont perturbées par des crises de rage. Nous avons besoin d'expériences additionnelles avant de savoir exactement jusqu'à quel point la rispéridone peut être valable mais pour l'instant, elle semble être un excellent ajout à la liste de médicaments pouvant aider les personnes atteintes du SGT.

# Posté le mardi 30 août 2005 04:12

Modifié le lundi 26 novembre 2007 14:38